Compte-rendu du CA du PRES du lundi 5 novembre 2012


Compte-rendu du CA du PRES du lundi 5 novembre 2012

Rédigé par Mathieu Mangeot, élu SNESup-FSU

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Point 0.1 : informations sur le futur président du PRES

Farid Ouabdesselam (administrateur provisoire) : Nous accueillons en tant qu’invité M. Bertrand Girard, futur président du PRES.

Les chefs d’établissement du PRES ont réalisé un certain nombre d’auditions sans tenir les administrateurs au courant. Il n’y a jamais eu de procédure formelle.

Divers collègues ont été reçus à Grenoble et l’ensemble des avis ont convergé vers M. Bertrand Girard, professeur d’université à Toulouse III Paul Sabatier avec des responsabilités importantes au CNRS.

À l’étape actuelle, il n’y a que les directeurs d’établissement qui le connaissent.

Bertrand Girard se présente :

Je suis physicien. J’ai été directeur de laboratoire puis directeur de l’institut de physique du CNRS. J’ai séparé les maths de la physique au CNRS.

Je suis prêt à m’investir pour construire un projet collectif sur 3 niveaux : 

  • vous aider à construire un projet dont certaines grandes lignes ont été tracées : université fédérale avec Grenoble et les 2 Savoies ;

  • faire avancer des projets ponctuels comme la signature unique, dans la direction d’actions coordonnées entre les établissements ;

  • faire tourner les projets déjà mis en œuvre.

Note de ma part : Bertrand Girard nous a expliqué ce matin avoir participé au montage du dossier d’IDEX 1 à Toulouse (qui n’a pas été retenu) ainsi qu’à la campagne de réélection du président pro-LRU Gilles Fourtanier (qui a été mis dehors au profit de Bertrand Monthubert).

Sébastien Bernard (UPMF) :

Le calendrier est compliqué. Il nous conduit à anticiper une décision prise par le CA en décembre prochain. J’aurais voulu ajouter 2 choses :

  • la volonté des chefs d’établissement d’aller vers un membre extérieur comme candidat au CA avec double objectif d’impartialité et d’objectivité.

  • c’est un job à temps complet qui nécessite une disponibilité que n’ont pas les chefs d’établissement.

Point 0.2 : bilan des assises de l’ESR

Farid Ouabdesselam :

Les assises ont été très bien menées.

Le rapport de Jérôme Garin à Lyon a été bien apprécié et a mis en valeur le travail que nous avions réalisé.

Les grenoblois et savoyards sont appelés à travailler sur 2 sujets plus particulièrement :

  • nouveaux statuts à profiler pour une plus grande coopération universitaire : université fédérale ;

  • politique internationale de site.

Mathieu Mangeot : Je donne la version de la FSU qui est radicalement différente :

Concernant les assises, nous constatons

Que même au niveau local, malgré le volontarisme des équipes de direction des établissements, les contraintes imposées par l’organisation nationale des assises n’ont pas permis que les conditions d’un large débat soient réunies :


- un calendrier encore plus contraint qu’au niveau national (une demi-journée par atelier !)


- une phase unique prétendant cumuler en une même demi-journée état des lieux et propositions


- un cadrage strict, pour ne pas dire autoritaire, de la prise de parole

En outre, même au niveau local, une volonté d’orientation et de contrôle politique du processus, qui a induit des méthodes et des choix pour le moins contestables :


- des groupes de travail constitués au départ dans la plus grande opacité et confidentialité,


- aucun appel à participation es qualité adressé aux organisations syndicales et autres groupes représentatifs,


- aucun effort pour impliquer les étudiants dans le processus ;


- un choix de pilotes des ateliers et de rapporteur ne relevant d’aucune décision collective et à la légitimité discutable (conflit d’intérêt dans un cas au moins : comment débattre sereinement du devenir de l’ANR sous le pilotage de sa présidente ?),


- des synthèses tronquées ne rendant pas compte de la diversité des débats et aux choix parfois ostensiblement orientés.

Farid Ouabdesselam :

Politique de la région Rhône-Alpes :

Le président Jean-Jack Queyranne a annoncé son intention de favoriser une plus grande concertation entre les 2 PRES.

Il veut mettre en place une alliance des universités rhône-alpines.

Des groupes de travail sont en train d’être constitués.

Point 1 : approbation du PV du dernier CA

Point 2.1 : Modification du règlement intérieur : membres extérieurs

Étant donné que dans les statuts du PRES, seuls les membres du CA peuvent être candidats, il faut trouver un moyen de nommer Bertrand Girard administrateur. Pour cela, le règlement intérieur va être modifié.

Farid Ouabdesselam : pour pouvoir nommer un extérieur, nous avons dû modifier le collège des personnalités extérieures qualifiées.

La proposition suivante de donner la possibilité d’avoir un quatrième secteur : l’ESR qui nous permet pouvoir accueillir des collègues qui ne sont pas membres de notre établissement (dont Bertrand Girard, futur président).

Les élus CGT, FSU, SUD donnons notre position sur ce processus :

On se moque complètement de l’avis des élus représentants les personnels (administratifs et enseigants-chercheurs). Nous servons de marionnettes.

Dans ces conditions, nous boycottons ce processus et ne prendrons pas part aux votes.

Marc De Boissieux (SGEN) : 

Le fonctionnement du PRES n’est pas très démocratique mais nous voterons favorablement car il faut qu’un président du PRES soit extérieur.

Patrick Lévy (UJF) : il y a sûrement à gagner dans la démocratie.

Question spécifique du recrutement d’un extérieur : il était difficile de faire une démarche qui soit ouverte car c’était compliqué de faire une démarche publique.

Lise Dumasy (Stendhal) : un EPCS n’est pas une structure démocratique.

C’est un des points sur lesquels la construction de l’université Grenoble-Alpes devrait permettre de faire des progrès.

Vote : 2 NPPV : modification du règlement intérieur adoptée.

Point 2.2 : modification de l’article 9 : vie étudiante.

On ajoute des représentants de l’école d’architecture et de l’école d’art.

Vote : unanimité

Autre point information

Pierre Michel (directeur de l’ESR à la région Rhône-Alpes) :

La région a investi plus d’un milliard d’euros sur l’ESR : CPER, plan campus, grands investissements, plate-formes technologiques, beaucoup de dispositifs qu’on sera amené à simplifier.

Le VP recherche est Jean-Jack Queyranne lui-même.

Le VP innovation est Jean-Louis Gagnard.

La VP vie étudiante + sanitaire et social est Florence Perrin

Depuis le mois de mars, le discours du président annonce l’alliance des universités Rhône-Alpes :

On ne veut pas créer une université unique mais des partenariats renforcés avec une politique régionale qui accroitrait l’attractivité et la visibilité internationale. Il y a un consensus pour partager les expériences conduites sur les établissements de la région.

Pour l’offre de formation, il faut améliorer la visibilité et la cohérence et rapprocher les établissements qui auraient une complémentarité.

Mathieu Mangeot : j’interviens : nous avons peur de la spécialisation sur certains sites car nous constatons qu’il y a des étudiants de plus en plus pauvres à Chambéry et Annecy qui ne pourraient pas aller faire leurs études à Lyon ou Grenoble.

Pierre Michel : la région a tout sauf une vision centralisée et garde la volonté de maintenir des sites de proximité. Au niveau du sillon alpin il y a une complémentarité. On peut mettre aussi en place des modules de formation à distance. Il faut tirer partie de ces 2 sites pour irriguer l’ensemble des tissus.Le recrutement à l’UdS répond à une demande très forte des étudiants qui ont besoin de formation proche de leur domicile.

Brigitte Plateau (INP) : s’interroge par cet espèce de débat au niveau européen que l’on met sous le vocable de « specialization ». L’Europe incite les régions à se positionner en termes de spécificités par rapport aux autres régions. Je pense que ce serait intéressant que l’on s’empare collectivement de ce débat et que l’on sorte de cette vision réductrice et que l’on arrive à avoir une vision riche de notre région partagée avec les industriels.

Il faut des politiques mixtes, la ville de Grenoble pourrait s’emparer d’un sujet, la ville de Chambéry de l’autre.

Je pense que les échéances convergent en 2014. il faudrait qu’on s’en empare début 2013. Il y a un besoin de formation de proximité, certes, mais il y a également un besoin de s’identifier ds un paysage complexe.

Lise Dumasy (Stendhal) : est d’accord avec cette analyse.

Il faut distinguer ce qui relève de cette réflexion sur la recherche et politique industrielle et ce que la recherche veut favoriser.

Il faut aussi faire la distinction entre Licence et Master/doctorat car la position n’est pas la même.

Note de ma part : cette position m’inquiète pour le devenir de l’UdS. Cela conforte le projet de transformer l’UdS en collège universitaire jusqu’au niveau licence : bac+3 avec transfert des Master à Grenoble…

Point 3 : Décision Budgétaire Modificatrice

Mathieu Mangeot : je pose la question sur le financement des émoluments du nouveau président du PRES Bertrand Girard.

Farid Ouabdesselam : À l’heure actuelle nous n’avons que des pistes étant donné que les PRES sont dans un statut juridique particulier. Les négociations avec le ministère n’ont pas encore abouti. Divers schémas sont possibles : 

  • Bertrand Girard peut rejoindre le PRES en restant membre de son établissement avec une mise à disposition.

  • ou être présent ici dans le cadre d’un contrat direct avec le PRES.

Cela sera inscrit au titre du budget 2013.

Vote : unanimité

Point 4 : subvention particulière au CCSTI :

CCSTI = Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle

Le PRES perçoit 2 millions d’euros par an de contrat quinquennal pour son fonctionnement.

Au début de l’année, un appel à projet interne a été lancé.

Cette subvention couvre des dépenses déjà engagées.

Vote : unanimité.

Point 5 : adhésion à Euraxess France.

C’est une association loi 1901 en charge de l’accueil des collègues chercheurs étrangers en mobilité. Il y a 30 centres de services en France labellisés Euraxess dont Grenoble. L’association s’est constituée en bonne et due forme. Elle recevra très certainement des subventions qui seront redistribuées vers les centres.

L’adhésion est de 100 €/an.

Vote : unanimité.

Point 6 : actualités sur l’opération campus

Farid Ouabdesselam : le contrat de Partenariat Public-Privé Greener a été signé. Il nous a amené à recevoir les 400 millions d’euros de dotation. Les intérêts de cette somme sont donc bien à disposition du PRES.

Bien évidemment nous avons une opération campus remarquablement menée. Nous avons été 2 fois lauréats dans les appels à projet ANR intermédiaires.

Les 3 opérations en PPP reçoivent un soutien et ils recommandent que l’on aille jusqu’à la fin du processus des 3 PPP.

C’est pour nous un élément de satisfaction et de réconfort car nous avons craint que l’opération de PPP SHS ne soit compromise de la volonté de l’État de remettre en cause les PPP.

Mathieu Mangeot : je constate une incohérence dans le discours de la ministre :

Zéro pointé pour les PPP à l’université

La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a dressé le 29 octobre un “constat d’échec” du plan Campus lancé en 2007 à l’occasion de la remise d’un rapport. Les partenariats public-privé sont largement montrés du doigt.

Cinq ans après l’annonce du plan Campus, aucune pierre posée, aucun permis de construire déposé, une seule convention de partenariat public-privé signée à Grenoble et qui plus est en juillet.” C’est, résumé par Geneviève Fioraso, le “constat d’échec”auquel est parvenue la ministre de l’Enseignement supérieur à la lecture du rapport (cliquez ici pour le consulter) du conseiller d’État Roland Peylet, qui lui a été remis le 30 octobre.

Farid Ouabdesselam: 

Ce n’est pas incompatible : l’opération PPP du PRES UdG repose sur un savant équilibre entre les 3 programmes : Greener, Pilsi, Giant.

Les prévisions des loyers reposent sur le fait qu’il y avait 3 fois des financements en PPP et que l’équilibre dépendait que la 3e opération était menée à son terme.

La ministre n’est pas incohérente quand elle dresse un constat d’échec des PPP et peut indiquer qu’il faut finir les 3 PPP grenoblois tels qu’ils étaient définis.

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