Assises de l’ESR … où en est-on aujourd’hui ?

Assises dl’ESR … où en est-on aujourd’hui ?

Il y a un mois nous écrivions

« Même si un calendrier aussi resserré, les modalités très cadrées des assises régionales et nationales et les objectifs législatifs limités peuvent susciter des inquiétudes, nous exprimons la volonté que ces Assises soient effectivement un lieu de débats et de discussions collectives sur les principes qui doivent fonder une nouvelle politique de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout autant qu’un lieu de propositions en vue de cette nouvelle politique. »

« Ces Assises doivent être l’occasion de faire un état des lieux de la situation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et d’élaborer collectivement des principes et des propositions, afin de peser sur les politiques publiques dans ce domaine durant les prochaines années. »

Aujourd’hui nous constatons

Que même au niveau local, malgré le volontarisme des équipes de direction des établissements, les contraintes imposées par l’organisation nationale des assises n’ont pas permis que les conditions d’un large débat soient réunies :
- un calendrier encore plus contraint qu’au niveau national (une demi-journée par atelier !)
- une phase unique prétendant cumuler en une même demi-journée état des lieux et propositions
- un cadrage strict, pour ne pas dire autoritaire, de la prise de parole

En outre, même au niveau local, une volonté d’orientation et de contrôle politique du processus, qui a induit des méthodes et des choix pour le moins contestables :
- des groupes de travail constitués au départ dans la plus grande opacité et confidentialité,
- aucun appel à participation es qualité adressé aux organisations syndicales et autres groupes représentatifs,
- aucun effort pour impliquer les étudiants dans le processus ;
- un choix de pilotes des ateliers et de rapporteur ne relevant d’aucune décision collective et à la légitimité discutable (conflit d’intérêt dans un cas au moins : comment débattre sereinement du devenir de l’ANR sous le pilotage de sa présidente ?),
- des synthèses tronquées ne rendant pas compte de la diversité des débats et aux choix parfois ostensiblement orientés.

Et maintenant …

Dans ces conditions, difficile d’imaginer que la dernière étape (assises nationales les 26 et 27 novembre) puisse :
- assurer une véritable représentation des personnels et des étudiants,
- établir un état des lieux exhaustif, critique et documenté de la situation actuelle,
- faire remonter des propositions de fond, constituant de véritables alternatives, au-delà de mesures superficielles de toilettage de l’existant,
- peser si peu que ce soit sur un projet de loi dont tout laisse à penser qu’il est déjà écrit,
- contester des orientations budgétaires d’austérité, qui sont le frein majeur à toute possibilité de changement et qui sont dans le même temps présentées par le gouvernement comme inéluctables.

Face à ce qui se confirme n’être au mieux qu’une entreprise de communication, les syndicats de la FSU ne donnent pas quitus au gouvernement. Nous appelons les personnels à exprimer par tous les canaux possibles (textes issus de groupes de travail, d’équipes, de départements, etc. à mettre en ligne et à communiquer à la presse) leur désaveu, leurs exigences et leurs propositions.

Nous demandons l’ouverture de véritables négociations sur l’ensemble des questions.

Nous appelons à participer au rassemblement national à Paris à l’occasion des Assises nationales et à ses déclinaisons locales.

Retrouvez ici les propositions du SNESUP : http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?aid=6434&ptid=5

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