Compte-rendu du CA du PRES du 10/02/2012

Compte-rendu du conseil d’administration du PRES du 10/02/2012

Rédigé en collaboration avec Guillaume Defrance, élu BIATSS au CA du PRES.

Vendredi 10 février 17h-19h30 salle des conseils, Grenoble INP
Le CA démarre à 17h30 malgré l’absence de quorum.
Aucun représentant de l’université de Savoie n’est présent (ni le président, ni le directeur général des services).

Point 1 : Convention de versement de la dotation État opération campus.

Le plan campus ne concerne pas directement l’Université de Savoie car seuls des bâtiments du site grenoblois sont financés…
Sur les 5 millards de la vente d’actions EDF, 400 millions ont été affectés au plan campus grenoblois.
Seuls les intérêts de cette somme sont utilisables soit 16 millions par an pendant 27 ans.
L’État éxigeait la mise en place d’un partenariat public privé (PPP).
Le principe est le suivant : un groupe privé (ex : Vinci) finance la construction des bâtiments universitaires ainsi que le gros entretien.
Les universités au travers du PRES sont locataires durant 27 ans. À la suite de quoi elles deviennent propriétaires des bâtiments.
Ce montage financier est très critiquable parce que
- le financier se subventionne auprès de la BCE au taux de 1,5 %. Dans son calcul de financement du loyer qu’il fait payer aux unviersités, il inclut un taux de remboursement
de son prêt autour 6 %. Le PPP coûte au final plus de 3% annuels de plus d’argent public qu’une Maîtrise d’Ouvrage Publique (MOP).
- le désavantage n’impacte cependant pas directement le PRES sauf sur le risque d’un dérapage inflationniste.
Le quorum est atteint à 18h.
Nous (élus ESPER) avons été les seuls à voter contre le plan campus : 2 voix + 2 procurations.
Il y a eu également une abstention.

Point 2 : Adhésion de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Grenoble et Valence comme membre associé

Nous sommes favorables à l’ouverture sur l’extérieur mais il appartient avant tout de définir ce que sera le PRES avant d’étendre son périmètre.
Nous préférons prendre le temps pour ce dossier.
Il est à noter que l’école d’art d’Annecy n’est pour l’instant pas concernée car elle n’a pas fusionné avec Grenoble-Valence.
Il n’y a pas eu de vote pour cause d’absence de quorum.

Point 3 : Adhésion à l’institut confluence.

À l’initiative de la région et du MEDEF, un « laboratoire d’idées » s’est créé autour des industriels lyonnais.
Un des buts est sans doute de contourner le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional, instance démocratique et représentative au profit d’un lobby.
La région et le MEDEF subventionneraient cette association loi 1901 très fermée (membres cooptés) à hauteur de 450 000 euros.
Le montant de l’adhésion pour le PRES est de 5 000 euros.
Un des fondateurs de cette association patronale, Bruno Lacroix, est également président du MEDEF Rhône-Alpes et président du CESER.
En enrôlant les PRES, cet institut cherche une légitimité pour soutenir ses orientations quand elles sont pour une fois mises en débat et contestées au sein du CESER.
Les personnalités du monde industriel siégeant au PRES pensent que le site grenoblois ne pourra pas peser dans cette instance très lyonnaise et ne voit pas l’intérêt d’y participer.
De plus, il existe déjà beaucoup de structures de ce genre. Il est inutile de les multiplier.

Point 4 : Information sur les procédures de contrat en PPP.

Projet de Maison de l’Université de Grenoble.
On nous présente un nouveau concept d’ « Université académique de Grenoble » qui regrouperait les 3 universités grenobloises + l’université de Savoie.
Il semblerait que ce concept permette de distinguer le regroupement des anciennees universités au statut d’EPSTxxxx du reste des membres du PRES Université de Grenoble
dont les écoles et instituts privés (Grenoble École de Management) qui seront toutes regroupées dans l’ « Université de Grenoble ».
Financement :
CPER : 6 millions
Plan campus : 2,2 millions

Point 5 : informations sur le dossier IDEX

Info la plus douloureuse à entendre et transmettre : le projet d’IDEX a recueilli très peu d’avis favorables.
Le ministre a dit que comme nous n’avons pas obtenu la moitié des voix que nous ne pourrons pas bénéficier d’un lot de consolation.
Le dossier scientifique est pourtant considéré comme excellent.
Grenoble en termes de LABEX est le premier site de province.
Le processus de fusion à marche forcée  semblerait insuffisant aux yeux du jury par rapport à des sistes comme Toulouse.
À la Conférence des Présidents d’Université qui a eu lieu à Marseille ce même jour, 2 types de commentaires ont été émis par les équipes de campagne chargées de
l’Enseignement Supérieur et la Recherche de la majorité actuelle UMP et par le PS :
Pour le gouvernement actuel, pas de manière immédiate, mais dans un délai de 6 mois, nous aurons à débattre de la question de ce que peuvent être ou pas les IDEX
mais un autre système de labellisation serait mis en place et permettrait de reconnaître l’excellence scientifique des sites.
Pour le candidat du PS, là encore, les IDEX ne seront pas remis en question, par contre, il y aura une volonté de faire évoluer le statut juridique des PRES pour faire entrer les
organismes dans la gouvernance (CNRS, CEMAGREF, INRIA, etc.). Les PRES pourront demander des soutiens financiers pour des aménagements de site.
Dans tous les cas, la logique des IDEX ne sera pas remise en cause !
L’impact financier mesuré par Farid Ouabdesselam se situerait entre 10 et 15 millions d’euros par an pendant 10 ans.
L’attribution des labex et equipex est indépendante de la non-attribution de l’IDEX.
19h16 : nous partons prendre le train
Si vous souhaitez d’avantage d’informations, n’hésitez pas à nous contacter !
Mathieu Mangeot et Guillaume Defrance

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