Mort de l’IDEX alpin : l’occasion d’élaborer ensemble de véritables scénarios de rapprochement !

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L’IDEX GUI+ n’a pas été retenu. Il n’est même pas dans les repêchés du Premier ministre.  Dénoncé par les syndicats de personnels, ce projet n’aura finalement pas non plus convaincu le ministère.

Les porteurs et décideurs du projet, qui se sont arrogés le droit de décider seuls du devenir de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’académie, doivent en tirer les conclusions. Ils avaient fait le pari d’un projet piloté par le haut avec une surcouche institutionnelle à 14 partenaires, totalement anti-démocratique, qui faisait peser une menace extrêmement grave sur l’autonomie de décision des universités.

La mort de l’IdeX, c’est l’échec d’une stratégie où les « extérieurs » (professionnels, collectivités locales, organismes) ont pris une importance considérable, alors que les acteurs de terrain (personnels, étudiants) ne sont plus associés aux décisions essentielles.

Symboliquement, la non sélection du projet peut paraître un coup dur, vue de France. Elle n’aura sans doute aucun impact sur nos partenariats internationaux.

Financièrement, elle ne met pas en danger la qualité de la recherche et de nos formations, car l’IdeX aurait surtout été le moyen de siphonner une grande part des ressources universitaires au profit du périmètre dit d’excellence.

La mort de l’IdeX, c’est l’échec d’une stratégie de l’exclusion sous couvert d’excellence, conduisant à brève échéance à la dissolution du tissu universitaire pour quelques dollars de plus !

Cet échec nous rend la responsabilité d’explorer ensemble des perspectives différentes, afin d’entrer dans une vraie dynamique de rapprochement des établissements universitaires de l’académie, choisie en toute connaissance de cause par leurs personnels.

De nombreuses questions sont ouvertes. Les sections FSU des Universités de Grenoble et de Savoie travaillent conjointement à élaborer des propositions et soumettent celles-ci au débat.

Pour les personnels des établissements grenoblois s’ouvre l’opportunité de la construction à 4 ans d’une véritable Université de Grenoble, université de service public, selon l’engagement signé de tous les présidents et administrateur général lors de la mise en place du PRES. Pour les personnels de l’Université de Savoie, c’est l’occasion de travailler en profondeur sur son identité et sur la mise en place d’un partenariat privilégié avec l’Université de Grenoble selon des modalités à définir (association, rattachement…).

Pour tous, c’est l’occasion de faire évoluer le PRES. Dans le respect des principes de représentation démocratique des personnels et des étudiants au sein des instances de décision, il doit avoir les moyens d’assurer et de développer de véritables fonctions communes : au-delà des acquis obtenus par l’investissement des acteurs de terrain (collège doctoral de site, signature unique des publications), des questions importantes telles le rattachement des laboratoires multi-tutelles, la définition d’axes thématiques partagés, le plan quinquennal du PRES doivent être largement débattues au sein des établissements partenaires.

Quelles que soient les solutions choisies, la taille d’un tel système imposera d’inventer des identités, des autonomies et des coopérations pédagogiques et de recherches nouvelles, respectueuses de la diversité et des spécificités de toutes ses composantes.

Dans toutes les universités, nous sommes entrés dans une période de renouvellement des conseils et des directions. Profitons-en pour nous saisir de ces questions.
Impliquons nous pour peser sur les programmes et obtenir des équipes porteuses de nos positions.

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