Bilan de mandat des élus SNESUP-FSU au CA

Avec le CA du 25 mars dernier, notre mandat a pris fin, nous donnant l’occasion de tirer le bilan des 4 années que nous venons d’y passer.

Tout au long de notre mandat, nous nous sommes considérés comme des élus de tous les personnels, n’intervenant jamais pour défendre notre secteur disciplinaire ou notre site, mais les intérêts collectifs de tous. Nous avons lutté pied à pied pour démocratiser le processus de décision, la présidence s’étant montré ouverte, malgré certaines limites, à notre volonté de rééquilibrer les pouvoirs :
nous avons obtenu de présenter des motions (ce qui auparavant était interdit), de mettre à l’ordre du jour des questions diverses concernant l’Université et ses personnels (ce que nous avons été les seuls à faire avec la CGT). Nous sommes aussi parvenus à obtenir que la présidence nous fournisse des dossiers substantiels (par exemple sur les conventions, qui nous sont désormais présentées en détail et non plus en quelques lignes votées sans débat). Si nous n’avons en revanche pu obtenir, malgré nos interventions répétées, que les CA soient reportés les jours de grève, nous pensons avoir globalement fait progresser les choses, en obtenant un rééquilibrage dans la prise de décision.
Surtout, nous sommes parvenus en pratique à imposer un débat, parfois vif, au CA, en prenant une part très active dans les débats. Pour ce faire, nous avons préparé avec soin les CA, nous réunissant systématiquement à l’avance avec les élus de la CGT et de l’UNEF, afin d’étudier en profondeur les dossiers et de préparer nos interventions. Nous avons ainsi pu nous doter des outils nécessaires pour apporter une analyse critique sur tous les dossiers et un éclairage indépendant de celui de la présidence.

Sur le fond, nous nous sommes attachés à défendre notre conception d’une Université de service public, nous opposant à la politique de la présidence, qui consistait à tirer parti – et non à combattre – des évolutions imposées par le ministère :
nous n’avons eu de cesse de dénoncer le désinvestissement de l’Etat, en votant contre les budgets d’austérité qui nous ont été imposés. Dans le même état d’esprit, nous avons défendu le principe de la gratuité de l’enseignement supérieur, en menant en particulier un combat contre les droits supplémentaires imposés aux étudiants. Sur ce point, nous avons obtenu de réelles avancées qu’il convient toutefois d’amplifier et de défendre.
Nous avons lutté contre toutes les lois de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (pacte de la recherche, loi LRU…), en soutenant toutes les luttes qui se sont déroulées, même si le rapport de force n’a pu être suffisant pour que nous sortions vainqueur. Sur le terrain, nous nous sommes opposés à l’emprise de plus en plus forte des entreprises sur l’Université, en nous opposant aux pôles de compétitivité et en exerçant un contrôle attentif sur toutes les conventions qui nous ont été présentées.

Enfin, dans les CA restreints, où se discute la carrière des collègues, nous sommes intervenus pour obtenir la mise en place de critères objectifs permettant d’assurer des promotions au maximum de collègues, malgré quelques divergences sur la notion de « mérite ».

Au final, nous pensons avoir fait la preuve de l’utilité d’avoir des élus syndicaux dans les conseils. Il ne dépend désormais plus que des électeurs que nous obtenions la majorité nécessaire pour pouvoir mettre en œuvre la politique que nous avons défendue.

Noël Bernard et Laurent Ripart

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